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Le centenaire de l'armistice commémoré au lycée Carnot
Evénement  - Frédérique Alexandre-Bailly

A l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918, une émouvante cérémonie s’est tenue au lycée Carnot de Dijon vendredi 9 novembre en présence de Frédérique Alexandre-Bailly, rectrice de l’académie de Dijon et de Jean-François Chanet, recteur de la région académique Bourgogne Franche-Comté, recteur de l’académie de Besançon.

Un professeur de philosophie du lycée a retracé le parcours d’Albert Mougenot, soldat français originaire de Belfort « mort pour la France » le 4 janvier 1918, deux jours avant d’avoir 30 ans.

‘’De ce jeune homme, cultivateur soucieux de préserver ses proches de la violence des combats, aimant la vie et le bon vin, je retiendrai ces quelques mots écrits en 1914 ‘’ : «  Moi qui aime tant la liberté. »

Après la minute de silence et le dépôt des gerbes en l’honneur des lycéens et enseignants de l’établissement morts pendant la Grande guerre, Frédérique Alexandre-Bailly a rendu hommage aux soldats en citant Maurice Genevoix : « Pitié pour nos soldats qui sont morts ! Pitié pour nous vivants qui étions auprès d'eux, pour qui nous nous battrons demain, nous qui mourrons, nous qui souffrirons dans nos chairs mutilées ! Pitié pour nous, forçats de guerre qui n'avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes, et qui désespérons de jamais le redevenir. A 11h, ce jour-là, chacun regarde autour de soi. Et dans le calme étrange qui suit le tumulte des combats, remonte le souvenir de ceux qui ne sont plus. »

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La rectrice a par ailleurs rappelé le rôle des femmes qui furent victimes civiles, victimes à travers leur enfant, leur frère, leur conjoint. Elle a évoqué leur forte implication au sein des services de santé : en 1918 on compte plus de 100 000 infirmières dont 70 00 bénévoles, mais également leur contribution à l’effort de guerre, remplaçant les hommes tant aux champs que dans les usines.
Jean-François Chanet a souligné que la transmission aux jeunes de l’histoire et des mémoires du conflit qui marque encore nos sociétés contemporaines, la compréhension d’une épreuve qui engagea l’ensemble des hommes et des femmes de notre pays sont des missions essentielles de l’Ecole.

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Le recteur a rappelé que les conditions dures pour les vaincus du traité de paix de Versailles qui mit fin à la Première Guerre mondiale fut l’une des causes de la Seconde Guerre mondiale. Il a eu une pensée pour les Dijonnais que l’occupant a voulu punir d’avoir commémoré le 11-Novembre 1943. Il a conclu : « Le bonheur de vivre en paix et de ne pas connaître la guerre ne va pas de soi : il convient, notamment avec l’union européenne de veiller à l’amitié entre les peuples, ces cérémonies en sont l’occasion. »

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