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Une convention signée à l' EREA de Beaune, jeudi 1er octobre 2021, pour l'égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif en Bourgogne-Franche-Comté
Région académique Bourgogne Franche-Comté

L’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif s’inscrit pleinement dans les textes de référence qui régissent la communauté éducative et en fixe les objectifs majeurs : le code de l’Éducation, la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République du 8 juillet 2013, puis la Loi pour une École de la confiance du 28 juillet 2019, la charte de la laïcité, le référentiel de formation des maîtres à l’Institut national supérieur pour le professorat et l’éducation (INSPÉ), pour n’en citer que quelques uns. C’est l’un des grands dossiers académiques dont les enjeux rejoignent ceux des Valeurs de la République.

La signature de la première convention régionale Bourgogne-Franche-Comté met en exergue la volonté de donner un élan commun au sein de la région académique. Chacune des deux académies (Besançon et Dijon) a créé son propre parcours, ses réseaux, en fonction de son histoire et des spécificités locales. Mais toutes deux ont déjà initié des actions communes en s’inspirant du modèle voisin, qu’il s’agisse par exemple  des Trophées de l’égalité et de la mixité, ou encore de Sciences et techniques en tous genres. Les appels à projet sont étudiés conjointement et les séminaires académiques ou régionaux sont l’occasion de temps d’approfondissement scientifique et d’échanges de pratiques fructueux.

Les grands axes de la convention régionale, à l’instar de la convention interministérielle 2019-2024 portent notamment sur :

  • la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ;
  • la transmission d’une culture de l’égalité et du respect mutuel, ancrée dans une dimension citoyenne ;
  • la mixité des filières et des formations : il s’agit là de créer les conditions d’une véritable intégration des enjeux individuels et sociétaux de l’égalité filles-garçons dans les parcours des élèves, de la maternelle à l’enseignement supérieur.

La convention cite en premier lieu la thématique de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. La prise de conscience de la gravité de ces faits de violence s’est imposée dans les médias nationaux. Face à ce fléau, les politiques publiques réagissent avec la même volonté de combattre les violences et les discriminations. La communauté éducative renforce sa politique d’éducation au respect de l’autre. Ainsi, c’est tout un pan de la culture professionnelle - et de son impact pédagogique - qui s’engage vers une définition plus juste des rapports humains, dénués de tous préjugés et stéréotypes liés au genre.

Le travail de déconstruction des stéréotypes rejoint par ailleurs la question des choix d’orientation encore trop souvent genrés, même si l’on constate une évolution de la mixité dans certains formations du supérieur dont les écoles d’ingénieurs. Le parcours de l’élève, depuis la maternelle jusqu’à son accession à l’enseignement supérieur, voire l’insertion professionnelle, est l’objet de toutes les attentions en matière d’égalité d’accès de chacune et de chacun aux études de son choix.

Afin de mettre en œuvre une politique d’égalité, depuis 2013, puis réaffirmé par la DGESCO dans son courrier du 3 octobre 2018, des référentes et référents égalité filles-garçons, parfois constitués en binômes, sont identifiés dans les établissements publics et privés de l’enseignement secondaire.
Ces référents bénéficient d’une formation annuelle, sous forme de séminaire ou de journée départementale.

La formation intègre également celle des professeurs stagiaires du 1er et du 2nd degrés qui, chaque année, bénéficient à l’INSPÉ d’une formation à l’orientation avec prise en compte de l’égalité filles-garçons : apport scientifique et analyse des gestes professionnels naissants sont alors interrogés lors des cessions de formation.
Les professeurs peuvent également s’inscrire à des stages proposés par les rectorats.

Cet effort de formation initiale et continue vise une meilleure intégration de la question de l’égalité dans les projets d’établissement, au plus près des élèves. Ainsi de très nombreuses actions sont menées dans les établissements scolaires sur les thématiques citées précédemment. Ces mêmes thématiques se rejoignent dans une approche transversale, qui tente de prendre en compte les différents freins à l’égalité, mais aussi les leviers à actionner.
Dans cette approche intégrée de l’égalité, l’élève est au cœur du débat. Il est aussi acteur et prend part, souvent avec une grande créativité, aux actions initiées par les référents ou adultes de la communauté éducative. Les parents sont aussi des alliés et viennent parfois témoigner de leur propre parcours professionnel atypique.

Pour toutes ces actions, La mise en synergie de ces différents acteurs, chacun apportant son expertise, rend plus féconde la réflexion menée à tous niveaux : élèves, adultes référents, établissement, réseaux d’éducation, région académique.
La signature de la première convention régionale en faveur de l’égalité est un nouveau pas vers l’ambition des filles et des garçons.

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