ac-dijon

Prévenir et lutter contre l'illettrisme

Barre de partage

La journée défense et citoyenneté: enjeux et déroulement

La formation de tous les jeunes aux enjeux de la défense et de la citoyenneté repose, depuis la loi du 28 octobre 1997 suspendant le service militaire, sur un Parcours de citoyenneté. Ce dernier comporte trois étapes obligatoires : l’enseignement de défense dans les programmes des établissements d’enseignement du second degré, le recensement des jeunes Français à l’âge de 16 ans et la JDC.

La journée défense et citoyenneté: enjeux et déroulement

  • La JDC concerne tous les jeunes de nationalité française. Cette journée intervient, pour la majorité d’entre eux, entre la date de leur recensement et leurs dix-huit ans.
  • Le certificat de participation à cette journée est exigé pour la passation des examens publics (BEP, CAP, baccalauréat, permis de conduire…).
  • La JDC a pour vocation première de favoriser la compréhension par les jeunes citoyens des enjeux de la défense et de la sécurité nationale, tout en les sensibilisant aux différentes formes d’engagement qui leur sont proposées.
  • La JDC se compose de trois animations pédagogiques (env. 50 min. chacune) sur la défense du pays, d’une initiation aux gestes de premiers secours (60 min.) et d’une visite du site (60 min.).
  • En outre, des tests de français de l’Education nationale[mettre un lien qui renvoie aux déroulement des tests et aux profils évalués CF suite surlignée en vert] sont effectués par les jeunes au cours de la journée. Ces tests permettent de dresser, chaque année, un état des lieux des performances en maîtrise de la langue française[mettre un lien qui renvoie aux résultats nationaux et aux résultats en Bourgogne CF suite surlignée en vert] des personnes évaluées, et de repérer plus particulièrement les jeunes se trouvant en difficulté de lecture au niveau national et aux niveaux régionaux. Cette évaluation massive a concerné, en 2013, 763 000 personnes. Depuis la mise en place des premières Journées en 1998, ce sont plus de 10 millions de jeunes qui ont suivi ces évaluations.
  • Par ailleurs, au cours de la Journée défense et citoyenneté, les jeunes en situation de décrochage scolaire sont repérés et reçus en entretiens individuels.

Les tests proposés lors de la Journée défense et citoyenneté

Le déroulement des tests    

  • Les tests de maîtrise de la langue française, dits « tests d’évaluation des acquis fondamentaux de la langue française », sont conçus par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Education nationale.
  • Leurs résultats sont exploités par cette même direction, qui est en charge de leur analyse et de leur publication une fois par an (résultats nationaux, régionaux, départementaux et par académie).
  • Ces tests s’adressent à des jeunes qui ont eu des parcours scolaires, socio-professionnels très différents. Ce public, dont une grande partie est encore scolarisée, se caractérise par sa très forte hétérogénéité. Les tests en ont tenu compte, puisqu’ils ont été conçus pour être d‘un niveau de difficulté acceptable pour tous les jeunes.
  • Depuis 2009, une nouvelle procédure de passation des tests a été mise en place : les tests sont désormais automatisés. Les jeunes répondent, grâce à un boîtier électronique, aux questions qui leur sont projetées et qui défilent automatiquement. Cette standardisation des procédures a permis de réduire la variabilité liée à la passation, qui pouvait exister auparavant.
  • Les résultats - correction et établissement des scores - sont également saisis de manière automatisée, ce qui a renforcé leur fiabilité.
  • La passation des tests dure 30 minutes et comporte plusieurs modules permettant de repérer les faibles lecteurs, c’est-à-dire les élèves :

- qui n’ont pas acquis l’automatisation dans le déchiffrage du code et qui ne sont donc pas en mesure de mettre en œuvre les mécanismes de déchiffrage des mots écrits (module du test qui s’appuie sur l’homophonie entre un mot et un pseudo-mot : les jeunes doivent décoder le pseudo-mot et déterminer le plus rapidement possible quel est le mot) ;
- qui ont une compréhension langagière faible due à une très grande pauvreté des connaissances lexicales (module du test où les jeunes entendent - pour éviter l’écueil du déchiffrage - prononcer un mot et un pseudo-mot : ils doivent déterminer quel est le mot dans les deux propositions qui leur sont faites) ;
- qui ne sont pas en mesure de comprendre un document (un premier module prend appui sur lecture d’un document fonctionnel tiré de la vie courante ; un second module prend appui sur un texte narratif assez court où l’on évalue des choses simples : repérage des personnages présents dans l’histoire, de la chronologie de l’histoire, présence du dialogue ; inférences simples à partir d’informations explicites présentes dans le texte…).

Les profils évalués

  • 5 profils de lecteurs sont évalués lors de la passation des tests :

- Le profil 5 : divisé en quatre sous-profils allant du 5a, 5b, 5c, 5d, il regroupe les lecteurs efficaces dont les bases sont solides (5d), et ceux qui, en dépit de difficultés d’identification de mots (5c), d’un niveau lexical faible (5b) ou des deux (5a), compensent leurs lacunes et réussissent au moins en partie les épreuves de lectures complexes proposées dans les deux modules consacrés la lecture d’un document.
- Le profil 4 : les jeunes déchiffrent bien. Ils ont un niveau de lexique correct, mais comprennent mal ce qu’ils lisent.
- Le profil 3 : malgré un niveau de lexique correct, la lecture reste laborieuse, par manque d’automaticité dans le traitement des mots.
- Le profil 2 : le déficit de compréhension est principalement lié à un niveau lexical très faible.
- Le profil 1 : les jeunes ne disposent pas de mécanismes efficaces de traitement des mots écrits, et manifestent une compréhension très déficiente.

  • Les profils 1 et 2 regroupent des jeunes présentant des difficultés sévères en lecture et proches d‘une situation d’illettrisme ; les profils 3 et 4 regroupent des jeunes ayant de très faibles capacités de lecture (les jeunes du profil 3 étant davantage en difficulté avec les automatismes de lecture, ceux du profil 4 avec les connaissances lexicales). Les profils 5d et 5c regroupent les lecteurs efficaces (même si le profil 5c fait notamment apparaître une plus grande lenteur que le profil 5d à traiter ce qui est demandé). Les profils 5a et 5b regroupent des élèves qui demeurent de médiocres utilisateurs de l’écrit : la lecture reste une activité laborieuse et les acquis sont fragiles..

Tableau profil

Les résultats nationaux pour l’année 2014

  • Au niveau national (métropole et DOM confondus), les évaluations menées en 2014 lors de la Journée défense et citoyenneté révèlent que 9,6 % des jeunes sont en difficulté de lecture (profils 1 à 4), dont 4,1% en difficultés sévères (profils 1 et 2).
  • Alors qu’en 2013, les jeunes en difficulté de lecture étaient moins nombreux que par les années précédentes (10,6% en 2009, 10,8% en 2010, et 10,4% en 2011, 9,9% en 2012, 9,6% en 2013), l’année 2014 marque une stabilisation des résultats (9,6% en 2014 comme en 2013).
  • Les résultats montrent que les garçons sont le plus souvent en difficulté (11%) que les filles (8,2%).

Evolution des profils

  • Au niveau national en France métropolitaine, les évaluations menées en 2014 lors de la Journée défense et citoyenneté révèlent que 8,6 % des jeunes sont en difficulté de lecture (profils 1 à 4), dont 3,5% en difficultés sévères (profils 1 et 2).

Profils statistiques

Les résultats en Bourgogne pour l’année 2014

  • En Bourgogne, les évaluations font apparaître des taux de jeunes en difficulté de lecture et en très grande difficulté de lecture sensiblement identiques aux taux nationaux (France et DOM), avec cependant moins de jeunes en graves difficultés : 9,6% (profils 1 à 4), dont 3,6 % en difficultés sévères (profils 1 et 2) (à comparer avec les taux nationaux : 9,6% dont 4,1%). Ce sont ces jeunes repérés en très grande difficulté de lecture qui risquent le plus de tomber rapidement en situation d’illettrisme, une fois sortis du système scolaire.

  • Ces taux en Bourgogne sont moins élevés qu’en 2013, puisqu’on relevait en 2013 10,3% de jeunes en difficulté de lecture, dont 3,8% en difficultés sévères.

  • Cependant, si l’on compare les taux bourguignons (9,6% dont 3,6%) avec les taux en France métropolitaine (8,6% dont 3,5%), il ressort que les jeunes Bourguignons sont davantage en difficulté que la moyenne observée en France métropolitaine.

  • Si l’on détaille les données dont on dispose :

- En Côte d’Or (21) : 7,8% de jeunes en difficulté de lecture, dont 2,9% en très grande difficulté (2012 : 7,8% dont 2,9% - 2013 : 8,3% dont 3,2%) ;
- Dans la Nièvre (58) : 11,3% de jeunes en difficulté de lecture, dont 4,2% en très grande difficulté ; (2012 : 11,2% dont 4,4% - 2013 : 11,7% dont 4,8%) ;
- En Saône-et-Loire (71) : 9% de jeunes en difficulté de lecture, dont 3,3% en très grande difficulté (2012 : 10,8% dont 4% - 2013 : 10,4% dont 3,7%) ;
- Dans l’Yonne (89) : 12,1% de jeunes en difficulté de lecture, dont 4,7% en très grande difficulté (2012 : 12,4% dont 5,2% - 12,3% dont 4,5%).

résultats en Bourgogne

  • Comparaison avec les autres régions en France métropolitaine :

- Sur 22 régions, 15 affichent un pourcentage moindre à celui de la Bourgogne pour les jeunes en difficulté de lecture (entre 7% et 9,5%) ;
- 7 régions, dont la Bourgogne, ont des taux supérieurs à 9,5% (compris entre 9,6% et 14%) ;
1 Source : ministère de l’Éducation nationale (DEPP). Cf note d’information n°16 - mai 2015 de la DEPP. 
- La région affichant le taux le plus haut de jeunes en difficulté de lecture (14%) est la Picardie ;
- La région affichant le taux le plus bas de jeunes en difficulté de lecture (7%) est la région Rhône-Alpes.







Barre de partage
  • Imprimer
  • Agrandir / Réduire

Cartographie DSDEN

sve

Saisir les services de l'Etat

SERV12

Une sélection de services répondant aux besoins des élèves, des parents et des enseignants

services

L'actualité de la rectrice