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"Comment expliquer que certains métiers, notamment industriels, soient considérés « en tension » alors que les recruteurs ont le sentiment d'offrir des métiers attractifs et qu'un grand nombre de jeunes sont au chômage."

La Fabrique de l’industrie a mobilisé le Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications) pour tenter d’éclairer ce paradoxe, et plus précisément pour comprendre à quel point les débuts de carrière des jeunes ouvriers de l’industrie sont plus dynamiques que ceux de leurs camarades ayant abordé d’autres secteurs d’activité.

Le Céreq effectue régulièrement des enquêtes appelées « Génération » auprès de jeunes sortants du système éducatif, de tous niveaux de formation, pour retracer leur cheminement pendant leurs premières années de vie professionnelle. Dans cette étude, nous utilisons les données des échantillons 2004 et 2010, c’est-à-dire les réponses des jeunes sortis de formation initiale durant les années scolaires 2003-2004 et 2009-2010, et ayant occupé un poste d’ouvrier de l’industrie pendant les cinq années qui ont suivi.

Conclusion de l’étude

Les débuts de carrière des jeunes ouvriers demeurent globalement compliqués. Parmi ceux ayant travaillé au moins une fois dans l’industrie en cinq ans, un quart seulement des jeunes ouvriers y étaient au premier emploi et au dernier emploi. Ces jeunes, les plus fidèlement attachés aux métiers industriels, ont tout de même passé en moyenne 15 mois au chômage sur cinq ans, ce qui représente 25 % du temps. Même si les métiers industriels offrent des avantages manifestes, ils ne parviennent pas à effacer totalement les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes ouvriers aujourd’hui.

Il est toutefois incontestable que les métiers industriels offrent davantage d’opportunités d’insertion que les métiers hors industrie. Le taux en emploi à cinq ans des jeunes ouvriers de l’industrie est plus élevé que celui des ouvriers hors industrie: 84 % des jeunes ayant débuté en tant qu’ouvriers de l’industrie sont toujours en emploi après cinq ans de vie active, contre 66 % des ouvriers hors industrie. Les ouvriers de l’industrie ont aussi passé plus de temps en emploi sur cinq ans et obtiennent une meilleure rémunération que les ouvriers hors industrie (environ 10 % plus élevée). Enfin, ils accèdent plus fréquemment à un poste qualifié.

En outre, être titulaire d’un diplôme à spécialité industrielle facilite l’accès à un poste d’ouvrier qualifié et permet d’obtenir un salaire plus élevé. L’apprentissage offre lui aussi une plus-value : les jeunes ouvriers issus de l’apprentissage accèdent plus facilement à un poste qualifié et stable en début de carrière. Le nombre total de jeunes ouvriers passant par l’industrie est pourtant en diminution : les jeunes sortis du système éducatif en 2010 et ayant occupé un poste d’ouvrier de l’industrie au cours de leurs cinq premières années de vie active étaient deux fois moins nombreux que les jeunes sortis en 2004. Ce recul est dû à la fois à une diminution des opportunités d’emploi dans l’industrie — peut—être provisoirement aggravée par la crise — et à un déficit d’image des métiers industriels, qui prive probablement les entreprises de profils auxquels elles pourraient offrir des carrières plus attractives encore.

Source : https://www.la-fabrique.fr/wp-content/uploads/2018/06/Ce-que-lindustrie-offre-aux-jeunes-ouvriers.pdf

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