Des manchots de Crozet aux albatros de Kerguelen : les élèves de l’option Science & Labo de seconde, ainsi que des volontaires de première et terminale en spécialité SVT (Sciences de la vie et de la Terre), ont vécu un moment rare en rencontrant Tristan B., un ancien élève au parcours scientifique hors du commun. De la classe préparatoire BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la Terre) à Dijon à une thèse au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) de Montpellier, son aventure l’a mené jusqu’aux îles subantarctiques françaises, où il étudie les maladies infectieuses des animaux marins dans un contexte de conservation urgente des espèces menacées.
Un parcours inspiré par la passion de la biodiversité
Après des études vétérinaires, Tristan B. a choisi de se spécialiser dans la recherche sur les écosystèmes polaires. Son sujet de thèse, centré sur les manchots, albatros, éléphants de mer et pétrels, l’a conduit à passer plusieurs mois sur l’île de la Possession (archipel de Crozet). Acheminé par le Marion Dufresne, navire ravitailleur des Terres Australes, il a vécu au sein d’une base scientifique gérée par l’Institut Polaire Français, dans des conditions aussi exigeantes qu’exaltantes.
« On ne protège bien que ce que l’on connaît », a-t-il rappelé aux élèves, soulignant l’urgence de comprendre les menaces qui pèsent sur ces espèces fragiles, comme les maladies infectieuses ou le changement climatique.
Un message fort : la science au service de la planète
Au-delà des aspects techniques, Tristan B. a transmis un message engagé : la recherche scientifique est un levier essentiel pour préserver la biodiversité.
Cette rencontre a aussi été l’occasion de renforcer le lien entre les anciens et les actuels élèves du lycée, montrant que les vocations naissent parfois sur les bancs de l’école.
Mise à jour : mars 2026



