Non au harcèlement

« Il ne faut pas laisser la loi du silence, la loi du tabou s'installer mais inciter les enfants à parler, à sortir de leur souffrance, à ne pas considérer qu'ils sont dans une impasse, surtout quand ce harcèlement passe par internet et qu'ils ont l'impression d'être seuls face à leur écran ».

Qu'est ce que le harcèlement scolaire ?

Les trois caractéristiques du harcèlement en milieu scolaire :

  • La violence : c’est un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves et une ou plusieurs victimes.
  • La répétitivité : il s’agit d’agressions qui se répètent régulièrement durant une longue période.
  • L’isolement de la victime : la victime est souvent isolée, plus petite, faible physiquement, et dans l’incapacité de se défendre.

La lutte contre le harcèlement est une priorité du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Priorité car le harcèlement va à l’encontre des valeurs défendues par l’école : le respect de chacun, l’acceptation des différences, l’apprentissage de la citoyenneté. La loi du plus fort ne peut pas régir les rapports entre élèves.

Il est essentiel de briser la loi du silence et de refuser que, pour une différence, réelle, supposée ou fantasmée, un enfant puisse être victime de brimades, d’injures, de violences physiques, de rejet, de rumeurs à répétition.

Le harcèlement interroge aussi les partenaires de l’école. Il est indispensable que la prise en charge éducative de la situation soit accompagnée d’une prise en charge plus individuelle des enfants et des jeunes victimes ou auteurs. Tous doivent pouvoir se reconstruire après les blessures psychologiques infligées et changer de comportement quand ils sont auteurs, car c’est cela aussi éduquer.

Pour faire face aux urgences et aux situations déjà malheureusement installées, le ministère a mis en place des dispositifs multiples : numéros verts national et académiques, réseaux de référents « harcèlement » pour écouter et accompagner les familles et les établissements.

Quel dispositif dans l'académie de Dijon ?

Les référents

Depuis 2013, la proviseure vie scolaire et le délégué académique à la vie lycéenne, sont les référents académiques en charge du harcèlement scolaire.

À l’échelle départementale, il existe un référent par département :

  • Une conseillère technique de l’IA-DASEN de Côte-d’Or du service social en faveur des élèves ;
  • Un conseiller technique assistant social des l’IA-DASEN de la Nièvre ;
  • Une conseillère technique assistante sociale de l’IA-DASEN de Saône-et-Loire ;
  • Une conseillère technique assistante sociale de l’IA-DASEN de l’Yonne.

Un protocole

Un protocole a été mis en place quand un enseignant, un directeur d’école ou un chef d’établissement est au courant d’une situation de harcèlement scolaire.

  • Signalement via le numéro vert national 3020 :

Suite à un appel au 3020, une fiche est créée dans l'application internet nationale. Les référents académiques et le référent départemental sont automatiquement prévenus grâce à cette application. Le référent départemental prend ensuite contact avec la famille puis avec l’établissement.

  • Lors d'un appel téléphonique sur la plateforme académique au 0808 800 197 :

La plateforme académique informe par téléphone le référent départemental dont dépend l'élève victime (interdiction de la CNIL de communiquer ces informations par écrit). Le référent départemental se met à la disposition du chef d’établissement ou du directeur d’école après avoir contacté la famille.

Des formations

  • Des formations sont organisées annuellement en direction des personnels de direction
  • En 2017, une formation départementale à destination de tous les lycées permettera à 2 élèves par établissement d'être formés en tant qu' ambassadeurs lycéens. Leur rôle est de mettre en place un projet de sensibilsation sur la problémtique du harcèlement entre pairs dans leur établissement.
  • Des interventions à l’ESPE sur la thématique auprès des MASTER 1 et 2 CPE ont été programmées cette année.
  • Le harcèlement figure au programme académique de formation (Paf).
  • La formation/information des élèves.

Une implication de tous les acteurs de la vie scolaire :

  • personnels de direction ;
  • élus des conseils académiques à la vie lycéenne ;
  • inspecteurs de l’éducation nationale (1er degré)