Prévenir et lutter contre l'illettrisme

On parle d’illettrisme pour des personnes qui, après avoir été scolarisées en France, n’ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul, des compétences de base, pour être autonomes.

Il s’agit pour elles de renouer avec la culture de l’écrit, avec les formations de base, dans le cadre de la politique de lutte contre l’illettrisme. 

De quoi parle- t-on ?

Illettrisme

« On parle d’illettrisme pour des personnes qui, après avoir été scolarisées en France, n’ont pas acquis une maîtrise suffisante de la lecture, de l’écriture, du calcul, des compétences de base, pour être autonomes dans les situations simples de la vie courante. Il s’agit pour elles de réapprendre, de renouer avec la culture de l’écrit, avec les formations de base, dans le cadre de la politique de lutte contre l’illettrisme.»
« Etre illettré, c’est donc ne pas disposer, après avoir pourtant été scolarisé, des compétences de base (lecture, écriture, calcul) suffisantes pour faire face de manière autonome à des situations courantes de la vie quotidienne : écrire une liste de courses, lire une notice de médicament ou une consigne de sécurité, rédiger un chèque, utiliser un appareil, lire le carnet scolaire de son enfant, entrer dans la lecture d’un livre… »

Définitions de l’ANLCI (Agence Nationale de Lutte Contre l’illettrisme)

Analphabétisme

On parle d’analphabétisme pour des personnes qui n’ont jamais été scolarisées et qui n’ont donc jamais été confrontées à l’apprentissage du code écrit dans aucune langue. Il ne s’agit pas pour ces personnes des renouer avec la culture de l’écrit mais d’entrer dans un premier niveau d’apprentissage du code écrit.

Français langue étrangère, français langue seconde (FLE / FLS)

Les nouveaux arrivants dans notre pays, quand ils ne parlent pas le français ou quand ils le parlent peu, doivent apprendre notre langue. Ces personnes allophones relèvent donc de l’apprentissage d‘une nouvelle langue, le français. Des démarches d’apprentissage en FLE et en FLS sont alors mises en place.

Ces trois mots définissent des situations différentes qu’il convient de bien distinguer pour apporter les solutions appropriées.

Tant qu’un jeune est scolarisé, on parle de prévention de l’illettrisme, le rôle crucial de l'école étant, « d'abord, de favoriser l'entrée dans le langage et son appropriation à travers l'expression orale, puis d'apprendre à tous les enfants à lire, à comprendre les textes, à s'exprimer à l'oral et à l'écrit de manière fluide et efficace. » - Eduscol, portail national des professionnels de l’éducation
Dès qu’une personne n’est plus scolarisée, qu’elle est repérée en situation d‘illettrisme, on parle alors de lutte contre l’illettrisme.

Une urgence au niveau national en Bourgogne

Les tests passés en 2014 par 783 266 jeunes de 17 ans lors de la Journée défense et citoyenneté (JDC) révèlent au niveau national, Métropole et DOM confondus, que 9,6% de ces jeunes sont en difficulté de lecture et n’accèdent pas à la compréhension des textes. Parmi ces 9,6% de jeunes, 4,1% sont repérés en très grande difficulté de lecture, ce qui les conduit à une situation proche de l’illettrisme.

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Le plan académique de prévention de l'illettrisme

Face à l’urgence de la situation régionale, un plan pluriannuel de prévention de l’illettrisme a été élaboré par l’académie de Dijon en 2014. Ce plan académique de prévention de l’illettrisme est décliné au plus près des  bassins de formation  afin d’unir les moyens et de partager les compétences.

Le plan académique de prévention de l’illettrisme

La Défense : un acteur majeur de la détection et de l'orientation des jeunes

La Défense est un acteur majeur de la détection et de l’orientation des jeunes en difficulté, et tout particulièrement en ce qui concerne la connaissance de la langue française. Pour cela, elle met en œuvre des tests d’évaluation des acquis fondamentaux de la langue française lors des Journées défense et citoyenneté (JDC). Ces tests sont le seul outil systématique, annuel et universel de connaissance du niveau de maîtrise du français par la population.

La formation de tous les jeunes aux enjeux de la défense et de la citoyenneté repose, depuis la loi du 28 octobre 1997 suspendant le service militaire, sur un Parcours de citoyenneté. Ce dernier comporte trois étapes obligatoires : l’enseignement de défense dans les programmes des établissements d’enseignement du second degré, le recensement des jeunes Français à l’âge de 16 ans et la JDC.

Lors de ces JDC, la Défense met en œuvre des tests d’évaluation des acquis fondamentaux de la langue française. Ces tests sont le seul outil systématique, annuel et universel de connaissance du niveau de maîtrise du français par la population.

La journée défense et citoyenneté: enjeux et déroulement

Présentation et analyse de deux parcours scolaires

Les parcours de ces deux élèves, Marie et Jean, qui ont participé tous deux, en 2012, à la journée défense et citoyennetépermettent de comprendre que la prévention de l'illettrisme se joue sur la durée du parcours scolaire, sur la cohérence et la continuité du cadre de référence donnée par le socle commun. L’acquisition du palier 2 du socle commun de connaissances et de compétences a permis de mettre en place chez Marie de manière irréversible les acquis de base. Au contraire, Jean n’a pas validé le palier 2 du socle commun : l’irréversibilité des acquis de base n’a pas été mise en place.

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Assurer l'irréversabilité des acquis de base

« Si l'illettrisme est bien un phénomène post-scolaire à proprement parler, les difficultés rencontrées très tôt par l'élève peuvent en être des signes précurseurs. C'est donc dès l'école maternelle et tout au long de la scolarité obligatoire qu'il faut prévenir l'illettrisme en apportant des réponses adaptées aux facteurs de vulnérabilité, afin d'assurer une forme d'irréversibilité des acquis de base : c'est le cœur même des missions de l'éducation nationale. » - Eduscol, portail national des professionnels de l’éducation
 

La validation du palier 2 du socle commun de connaissances et de compétences permet de sécuriser le parcours des élèves en assuranr « l’irréversibilté des acquis de base ».
 

Assurer l’irréversibilité des acquis de base