Un Café des parents pour parler du harcèlement

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À Saint-Saulge, un « Café des parents » a réuni une dizaine de familles pour échanger sur le harcèlement scolaire. Organisé par l’école des Légendes et la circonscription Nevers 2, cet événement a permis de partager des outils et des réflexions pour mieux prévenir et agir ensemble.

Mardi 4 novembre 2025, une dizaine de parents sont venus à l'école des Légendes à Saint-Saulge pour assister à un café des parents dédié au harcèlement. Ce temps de rencontre a été initié par le groupe de lutte contre le harcèlement de la circonscription Nevers 2 et co-organisé par l'école et le Territoire Éducatif Rural de Saint-Saulge.

Autour d'un café et de petits gâteaux offerts par l'école, la rencontre a débuté par un quizz de présentation pour introduire le débat :
"Les auteurs de harcèlement sont-ils toujours conscients du mal qu'ils font ?",
"Doit-on aller voir directement les parents du harceleur ?",
"Quand peut-on parler de harcèlement ?"...

Les parents présents ont pu trouver des éléments de réponse grâce aux propos de la pédopsychiatre Nicole Catheline, qui, interrogée dans une vidéo, caractérise les conditions du harcèlement : isolement, actions méchantes répétitives envers un enfant, situation qui peut toucher tous les enfants à l'école ou sur les réseaux sociaux.

Une autre vidéo réalisée par des élèves dans le cadre du Prix "Non au harcèlement" dans les écoles a permis de montrer ce qui peut être fait en classe. Les slogans par des élèves ont la capacité à marquer les esprits :
"le harcèlement, c'est mal, nous on n'en veut pas ! Ça fait trop de tracas, si on en parle ça prend fin !"

Les intervenants ont rappelé l'existence du numéro 3018, dont la vocation est de recueillir les appels des enfants ou des parents, chaque jour de 9 à 23 heures.
L'équipe de lutte contre le harcèlement de la circonscription composée de Françoise Mourlon, Simon Warein et complété pour l'occasion par Cyril Gottieb, conseiller pédagogique, a tenu à mettre en garde quant à la tendance à tout appeler harcèlement : il faut qu'il y ait notion de répétition. Le harcèlement, c'est quand une ou plusieurs personnes mal intentionnées en embêtent une autre de manière répétée.

Ils ont insisté sur le fait que la première démarche est d'en parler à l'enseignant et au directeur de l'école.

Ce premier café des parents organisé en avant-première dans le cadre de la journée nationale "Non au harcèlement" du 6 novembre, a permis d'échanger sur le harcèlement, mais également le cyberharcèlement, les réseaux sociaux, les jeux en ligne, le téléphone portable, ...

Françoise Mourlon a présenté la méthode de préoccupation partagée, à laquelle les directeurs d'école et un certain nombre d'enseignants ont été formés : "on reçoit l'élève qui a été harcelé pour l'écouter et le rassurer, lui expliquer qu'il n'est pas responsable. On rencontre également l'élève harceleur autant de fois que nécessaire pour qu'il prenne conscience de la situation vécue par l'élève victime et développe de l'empathie ; on lui demande s'il s'est aperçu que tel élève n'allait pas bien".

Et de préciser que si l'on ne parle pas de harcèlement en maternelle, la prévention commence dès ce niveau de classe, avec des actions davantage tournées vers l'empathie.

- "Avez-vous été confrontés à ces questions en tant que parents ?" Une maman évoque la situation de son enfant dans une école précédente.

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Le café des parents a été prolongé à l'école par la présentation d'un jeu de l'oie destiné aux élèves.
Une séance a eu lieu ensuite en classe de CM de l'école des Légendes et a permis aux élèves de s'exprimer sur leur vécu et de mieux saisir les conséquences du harcèlement et la nécessité d'agir pour mieux vivre ensemble à l'école.
Une séance devrait avoir lieu en classe de CE prochainement et un rendez-vous a déjà été évoqué pour la classe de CM pour une intervention consacrée aux risques liés au cyberharcèlement et aux réseaux sociaux.

En conclusion, les membres du groupe de lutte contre le harcèlement ont rappelé qu' "à l'école, on est là pour apprendre dans de bonnes conditions et être heureux".

Nathalie Vadrot, coordinatrice du Territoire Éducatif Rural de Saint-Saulge, a rappelé aux parents présents que le soutien à la parentalité constitue une priorité puisque l'un des axes du TER consiste à favoriser le sentiment de bien-être chez les élèves et les aider à surmonter leurs craintes en cohérence avec le programme pHare de lutte contre le harcèlement scolaire". Elle a également invité les parents à exprimer leurs souhaits et besoins quant à l'organisation de futures actions de soutien à la parentalité.

Mise à jour : novembre 2025