Paysages en guerre, paysages de guerre

Champs de bataille, plaines, côtes et plateaux, paysages fortifiés, maquis, villes... Cet appel à projet permet de s'interroger sur les paysages qui ont été le "théâtre" des guerres contemporaines.

Chaque conflit contemporain s'est ancré dans des paysages divers et a marqué son environnement. Essentiellement ruraux, les paysages français de la Grande Guerre diffèrent par exemple de ceux de la Seconde Guerre mondiale, qui s’est autant déroulée dans les villes – qui furent l’objet de bombardements parfois massifs – que dans les campagnes ou les espaces littoraux, comme ceux des deux débarquements de 1944. Ces paysages diffèrent encore de ceux de l'Indochine et de l'Algérie, où les combats ont eu lieu dans des plaines à la végétation tropicale et dans les montagnes nord-africaines. Les théâtres d'opérations extérieures sont également singuliers : entre villes et paysages désertiques, entre montagnes et plaines, entre terre et mer, les armées françaises sont aujourd’hui mobilisées dans des environnements extrêmement diversifiés. Le "paysage en guerre" est aussi celui qui est perçu et décrit par le soldat, au plus proche de l’expérience du combat. Cette approche donne ainsi l'occasion d'analyser la littérature et les arts qui se sont emparés de cette thématique : des écrivains combattants de la Grande Guerre (tels que Maurice Genevoix, Apollinaire, Blaise Cendrars) aux peintres, dessinateurs et photographes d'hier et d'aujourd'hui, les soldats ont dépeint leur environnement ou s'y sont cachés (technique du camouflage).

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